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La cybersécurité qui a toujours une longueur d'avance

L’arnaque au faux support technique (Tech support scam en anglais) consiste à effrayer la victime, par SMS, téléphone, chat, courriel, ou par l’apparition d’un message qui bloque son ordinateur, lui indiquant un problème technique grave et un risque de perte de ses données ou de l’usage de son équipement afin de la pousser à contacter un prétendu support technique officiel (Microsoft, Apple, Google…), pour ensuite la convaincre de payer un pseudo-dépannage informatique et/ou à acheter des logiciels inutiles, voire nuisibles. Si la victime refuse de payer, les criminels peuvent la menacer de détruire ses fichiers ou de divulguer ses informations personnelles.

vous êtes résident au canada cliqué ici pour signaler la fraude. Signaler les cas de fraude et de cybercriminalité (antifraudcentre-centreantifraude.ca)

Une arnaque Bien Rodée

Tout d’abord, si jamais il vous arrive de cliquer quelque part et de voir cette fenêtre s’afficher, soyez rassuré, votre ordinateur n’est pas bloqué du tout. Cette arnaque est plutôt complètement basée sur une illusion. mais cela signifie aussi que des logiciels malveillants sont dans votre machine.

Cette page, ce n’est qu'une nouvelle fenêtre de notre navigateur qui a été programmée pour s’afficher en plein écran dès son ouverture, ce qui nous donne l’impression qu’on ne peut rien faire.

Il suffit d’appuyer sur la touche Esc ou F11 de notre clavier pour que la barre de navigation revienne, et qu’on se rende compte qu’on est simplement sur un site web des plus classiques qui affiche un message alarmant.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle notre antivirus ne nous déclare rien d’anormal: théoriquement, il n’y a aucune anomalie à une page web qui fait jouer un son. Mais c'est juste de la théorie car ils arrive que les cybercriminels on déjà installés un cheval de Troie.

Les fraudeurs et les personnes malintentionnées ont trouvé une nouvelle manière de tenter de piéger leurs victimes: en achetant et en affichant de la publicité trompeuse sur Google en se faisant passer pour des géants du web.

Si vous êtes comme moi, vous avez peut-être tendance à écrire le nom d’un site web comme Facebook ou YouTube dans la barre de recherche de Google plutôt que d’écrire l’URL complète dans la barre du navigateur.

Ça ne change pas grand-chose, sauf nous permettre de cliquer sur le premier lien apparu pour ouvrir ledit site et sauver quelques secondes en bon paresseux!

Ce n’est peut-être pas un péché capital, mais ça peut certainement nous mettre dans l’embarras. Malheureusement, les fraudeurs ont commencé à acheter de la publicité sur Google en se faisant justement passer par Facebook, YouTube, et autre.

Circuit de puce informatique
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Le faux support technique persiste toujours

Quelles mesures préventives appliquer face à cette cyber arnaque ?

En juillet 2021, Microsoft a commandé une enquête auprès de YouGov pour mesurer l'ampleur de cette escroquerie. Le constat est sans appel : le faux support technique est une cyber arnaque toujours en activité.

  • Les personnes âgées de 18 à 37 ans sont les plus exposées.

  • Trois consommateurs sur cinq ont été confrontés à une arnaque au faux support technique au cours des 12 derniers mois.

  • Un consommateur sur six a été amené à poursuivre l'escroquerie, ce qui a souvent fait perdre aux victimes des centaines d'euros au profit des fraudeurs.

  • Parmi ceux qui ont poursuivi, les problèmes les plus vécus sont des problèmes informatiques (30%), des mots de passe fragilisés (23%) et l'utilisation frauduleuse de données bancaires (18%).

Afin d’éviter l'escroquerie au faux support technique, différentes mesures préventives peuvent être mises en place. Mais avant tout sachez qu'aucun support technique officiel ne vous contactera jamais pour vous réclamer de l'argent.

  • Tenir à jour son antivirus et activer ses pare-feux.

  • Appliquer systématiquement les mises à jour de sécurité de vos navigateurs et logiciels.

  • Faire des sauvegardes de votre système et de vos données régulièrement pour permettre un retour à l'état d'origine de votre système d'exploitation.

  • Ne pas installer d'applications piratées ou d'origine douteuse et éviter les sites non-sûrs (streaming, site pornographique...).

Et si c’est déjà trop tard, que faire ?

  • Cependant, il se peut que ce soit déjà trop tard et que votre entité ait été victime d’une escroquerie au faux support technique. Dans ce cas, nous vous conseillons de ne pas répondre aux sollicitations et aux avertissements du criminel et surtout, de ne pas appeler le numéro de téléphone du support technique qui vous est communiqué.

  • Vous pouvez également :

  • Si votre entreprise dispose d'un service informatique, le contactez immédiatement si non, contacter cybermalveillance.gouv.fr qui vous renverra vers le professionnel capable de vous aider le plus proche.

  • Conservez le maximum de preuves si vous souhaitez porter plainte (numéro de téléphone, capture d'écran de l'avertissement, adresse URL, expéditeur...).

  • Redémarrez votre machine si celle-ci est bloquée, cela peut suffire à régler le problème.

  • Si votre navigateur vous empêche toute navigation ou affiche des fenêtres de manière intempestive, purgez votre cache, supprimez les cookies et réinitialisez les paramètres de votre navigateur. Si cela ne change rien, supprimez et recréez votre profil.

  • Si vous avez fourni vos coordonnées bancaires, faites opposition auprès de votre banque et demandez le remboursement auprès du faux support technique en précisant que vous portez plainte.

  • Si le faux technicien a pris le contrôle de votre ordinateur, désinstallez le programme de gestion ou d'accès à distance et les nouvelles applications suspectes, changez tous vos mots de passe et contactez directement votre service informatique ou cybermalveillance.gouv.fr.

  • des centaines d'euros au profit des fraudeurs.

  • Parmi ceux qui ont poursuivi, les problèmes les plus vécus sont des problèmes informatiques (30%), des mots de passe fragilisés (23%) et l'utilisation frauduleuse de données bancaires (18%).

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